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Taillé pour les sommets !

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Suite et fin de la présentation des équipes de la Riviera Cup avec les basques de l’Hormadi d’Anglet ! 10 ans après leur descente au purgatoire, les angloys n’ont jamais semblé aussi proches de retrouver l’Elite. Mais la densité de cette D1 ne leur laissera aucun joker. 

De la glace au pays des vagues 

A l’évocation du Pays Basque et d’Anglet il vous viendra probablement plus facilement des images de mer, de surf et de rugby que de palets et de patinoires. Pourtant le hockey angloys a su se faire une place dans le paysage français. Créé en octobre 1969 par Michel Fachena, le club s’affilie à la D3 à partir de 1971.  Naviguant rapidement entre le 2e et le 3e échelon national, ce n’est que 20 plus tard en 1997 que l’Hormadi d’Anglet découvrira le plus haut niveau français.  L’équipe de la montée est composé d’un savant mélange de joueurs du cru et de cadres de l’équipe nationale espagnole. Très vite l’Hormadi se hissera à un rôle majeur dans l’Elite nationale. En 2000/2001 l’équipe se hisse en finale, perdue en 3 manches sèches contre Rouen. Le hockey français connait alors ses années noires, marquées par la liquidation judiciaire de nombreux clubs. Cette même année les basques découvrent la Coupe d’Europe, battus au 3e tour de la Coupe Continentale. Ils retrouveront le podium 3 ans plus tard avec une 3e place dans l’Elite à l’issue de la saison 2003/2004.

C’est la fin de l’âge d’or de l’Hormadi. Rétrogradés en D3 en 2007, ils disputent alors la D3 et le championnat espagnol en parallèle. Le club va dès lors se reconstruire patiemment, remportant le titre de D3 en 2009 puis de D2 l’année suivante. En 2015,  ils échouent une première fois aux portes de l’Elite face aux voisins bordelais, portés alors par un certain Zbynek Hampl (parti de la Côte Basque l’été précédent). Les basques retrouvent leur “bourreau tchèque” au printemps suivant du côté de la Patinoire Jean Bouin et échouent une nouvelle fois aux portes de la Ligue Magnus. Après un troisième échec (voir résumé de la saison 2016/2017), les basques auront une nouvelle fois les yeux rivés vers le haut de tableau à l’entame de cette saison 2017/2018 !

Deux destins aux trajectoires parallèles 

Peut-on imaginer dans le destin d’un Brice cherchant la vague sur la Côte d’Azur quelques parallèles entre angloys et niçois ? Difficile au premier abord en tout cas d’imaginer réunir ces deux villes autour d’une patinoire. Pourtant, basques comme azuréens auront réussi contre vent et marée à instaurer une culture du hockey dans leurs villes respectives. Les deux équipes ont en commun d’avoir connu toutes les divisions du hockey français sur ces 20 dernières années, tout en ne s’étant croisé que sur le tard.

C’est à la rentrée 2010 que les deux équipes se retrouvent suite à la montée de l’Hormadi en D1. entre 2010 et 2016, les deux équipes se rencontreront 19 fois pour un total de 11 victoires et 8 défaites. L’apogée de ces confrontations pour les niçois restera bien évidemment la finale d’accession en Magnus de 2016 avec la victoire au bout du suspens en match 5 4 buts à 1 le 26 Mars 2016 à Jean Bouin. On retiendra aussi de ces confrontations l’affrontement de deux public bouillants mais fraternels qui a laissé de solides liens entre les deux équipes. Les niçois ont hâte de revoir leurs “meilleurs ennemis” au plus haut niveau !

Une saison 2016/2017 en forme de tremplin ? 

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Au sortir de deux finales perdues les Angloys attaquent cette saison 2016/2017 avec la ferme intention de faire mentir l’adage “jamais deux sans trois”.  Renforcé entre autres du trio canadien Poudrier/Levesque / Labonté, et des magnusiens Styf, Decock et Cyr , les basques se présentent une nouvelle fois comme un gros calibre de la D1. Avec un bilan similaire de 10 victoires et 3 défaites à domicile comme à l’extérieur, ils terminent la phase régulière à la 3e place.  L’attaque des basques témoignent d’une belle homogénéité avec 6 joueurs à plus de 20 points, portés par la recrue canadienne Gabriel Levesque et ses 31 points. Le premier tour des play-off leur offre une confrontation relevée face à la Roche sur Yon, remportée en deux manches sèches. Compte tenu de la situation de Brest (refus de disputer la Magnus la saison précédente) et de la surprise opérée par Val Vanoise face à Briançon, c’est une implicite finale avant l’heure qui voit alors s’affronter les basques et les Scorpions de Mulhouse.  Les alsaciens seront malheureusement trop forts, s’imposant en prolongation à l’Illberg avant de finir le travail 6 buts à 3 sur la côte basque. Ils seront ensuite désignés promus avant même le match 1 de la finale. Les angloys échouent donc à nouveau à une marche de l’Elite, après les défaites face à Bordeaux et Nice.

Les basques attaqueront  cette nouvelle saison la rage au ventre. Et le recrutement opéré ferait envie à n’importe quelle équipe de l’Elite. Jugez plutôt : Léo Bertein, 4e gardien de Ligue Magnus au pourcentage d’arrêt, Dominic Jalbert l’un des meilleurs défenseurs de Magnus sur les deux dernières saison, Yannick Riendeau 50 points en 44 matchs à Amiens la saison dernière. Ajoutez y les toutes récentes arrivées annoncées d’un Sebastien Gauthier émargeant à 169 matchs de Ligue Magnus (pour une moyenne de 0.90pt/match) et de Rikku Silvennoinen qui sort de 5 saison pleines en Magnus et vous obtenez un effectif quatre étoiles pour l’antichambre de la Saxoprint Ligue Magnus. Un sacré test en perspective pour nos Aigles qui se frotteront aux basques en ouverture de la Riviera Cup, le Vendredi 01 Septembre à 19h30 !

les hommes à surveiller 

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C’est un talent XXL qui débarque sur la Côte Basque. Lui qui se définit comme un joueur “rapide, physique et mauvais perdant”  découvre la France par la D1, de 2005 à 2007 à Limoges puis Montpellier. Il rejoint rapidement la Magnus avec succès puisqu’il termine dans la “All-star team” dès sa deuxième saison, avec 43 points en 25 matchs du côté de l’Etoile Noire de Strasbourg. Longtemps installé du côté de Dijon (entre coupé d’une longue pige de 3 ans au Kazakhstan), il rejoint l’an dernier Amiens et son entraîneur de jeunesse Mario Richer. en 192 matchs de Ligue Magnus entre Chamonix, Strasbourg, Dijon et Amiens, il aura collecté 132 buts et 141 mentions d’assistance, faisant de lui le 4e meilleur pointeur de l’histoire de la Ligue encore en activité !

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On portera également une attention toute particulière aux débuts du cerbère nordiste Léo Bertein sous ses nouvelles couleurs. Formé à Rouen, il découvre l’Elite avec les Gothiques d’Amiens. Bouché par les successifs numéro 1 étrangers (Thompson, Santanen puis Sopko), c’est Sebastien Oprandi qui lui fait confiance le premier pour occuper le poste de gardien titulaire du côté de Brest. Il s’affirme alors comme un élément primordial des bons résultats des bretons, permettant à son équipe deux qualifications successives en play-off, en 2014/2015 et 2015/2016. C’est la descente administrative du club qui lui fera quitter les bords de l’Atlantique, direction Angers et Le Haras. Nouvelle saison pleine pour lui avec 91.5% d’arrêts en 31 matchs. Séduit par le projet des basque, il rejoint Anglet avec la ferme intention de faire vibrer le public de la Barre !

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